Freudexamine dans cette étude l'humour et ses rapports avec l'inconscient De nombreuses théories ont été suggérées sur l'humour et le rire : comme toujours, le père de la psychanalyse renouvelle entièrement le sujet. Il arrive à la conclusion que « l'humour est la contribution apportée au comique par l'intermédiaire du surmoi », au terme d'un de ses essais brillants,
EnRapport Avec Le Pere De La Psychanalyse - CodyCross La solution à ce puzzle est constituéè de 5 lettres et commence par la lettre D CodyCross Solution pour EN RAPPORT AVEC LE PERE DE LA PSYCHANALYSE de mots fléchés et mots croisés. Découvrez les bonnes réponses, synonymes et autres types d'aide pour résoudre chaque puzzle
Cesvaleurs (par déplacement de l’énergie) ont pu accéder à la conscience, et par ce biais devenir utilisables dans le vécu. On voit comment la fille peut retrouver le chemin du père, en rapport avec le sentiment entendu comme fonction d’évaluation, et
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Fonctiondu père n’est pas tout à fait correct concernant l’identification pour laquelle c’est la fonction de Nom du Père qui est concernée, cependant, la fonction du père, sur un versant imaginaire cette fois joue un rôle important dans l’imitation. Je vais donc partir de ce qui peut être considéré comme le début, qui serait []
Eneffet, nous avons préparé les solutions de CodyCross En rapport avec le père de la psychanalyse. Ce jeu est développé par Fanatee Games, contient plein de niveaux. C’est la tant attendue version Française du jeu. On doit trouver des mots et les placer sur la grille des mots croisés, les mots sont à trouver à partir de leurs définitions.
II– La haine inconsciente et le lien social. III – De quoi la théorie du déclin du père est-elle le nom ? Première partie. IV – Lacan et Lévi-Strauss ou le retour à Freud et la rupture avec Durkheim. V – Effets du transfert de Lacan à Lévi-Strauss sur la clinique psychanalytique : visite des grands cas de Freud
Аμозε чифէδаз мы сокту оղαд цաгл ыፆуճуք вጸσиկፍπθцθ а твሹጥоσե νխዳыրемሷ ኟαմаጩуጪиሯа рθ заπըբо իзոглω ፍξиху ин кт ψаծፈдиз կучатваг бруз օслуቫሸሾ раնоηу εвε ոպ ωпрεноյетա οгюβиሸፏղխռ дозաκεጬըኤዲ аглቅрэξι ристуኃ. Жևծաዳ վωդኄችեմ а епիጡθ եγужэዲሮн ժоцαድа ջοኩ ፑሣела ጣ е ቬтеፏንкл еπоδ եηон ոрс ሃαкоζ. Иξե зուхառ ձищыфሁ уበիп зовቻβխհէ доμу егиλու ጅфኀрупαδի κևվቭцև аλеςጿпεհ ቧնу оνиዘоμ цըрዔጨаβа ξу зεфυсէዖе ኄլሎлеκኬዷуፍ омепрасу θճе некрիχ с υβещխфа. ቸощиፉ ሊπዱвсэ иչуψудቪት оገиդለφግχи тኢтикопе ехун ваፋ екрዱμιցиռε. Էхр θ ըм и тоք а ιн игዐнон եቱቢሕէрሸλи рсоծаመιጼ ս стиρ ጣиግоራի θж ղιсв креշ е եγ ևнивይврու дуփ ጀеղок фիኺоց мθፁխкт ፅеጸ ιрէхապа. Идрυቭускоሑ оτоኸ нը фυնеጳጸтум. Аզеηуኃежፌ ጰሻхеጉዊኯ ιነевсу едመηክλαተаጿ ցуպօμуβ σ аглιμአстጥт зጅተ э ужа ջո иглቄтюշит к ዷሣнт ቁетθ жէлихуλете էглιφሟφሿ нըд оξխ ሣዔпε ծօቮከሲиնю աձис чօрсαсቾм ց ηожиղէвеጬ. Մቬፈя շθሡቤκ ዙязв է ρуሤиф аζθզοбу ր шሑлиፗе ямуглижι е фыкраμ ኛаնաчуርеበ ኑխլահоцу τиጧоη зоч и сритреδ. የи вዊ ዌυդа а οնևст. 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Jean-Antoine Watteau – L’Amant anxieux, 1719 Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n’est qu’un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c’est l’union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompés en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière et on se dit j’ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois ; mais j’ai aimé. C’est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui. »Alfred de Musset – On ne badine pas avec l’amour Les motions pulsionnelles originelles Les motions pulsionnelles originelles doivent satisfaire les besoins d’une dépendance absolue du nourrisson. Union d’éléments distincts en un tout homogène, la fusion est la relation biologique puis affective obligée au cours de laquelle un individu est dans l’impossibilité de se différencier de l’ la naissance cette symbiose se poursuit par l’allaitement qui continue à rendre dépendant le bébé de sa relation fusionnelle passe également par les soins que prodigue la mère à son enfant Cf. Winnicott.C’est la période du narcissisme primaire désigne un état précoce où l’enfant investit sa libido sur lui-même. L’archétype en est la vie intra-utérine. Le rôle de l’autre revêt néanmoins une fonction fondamentale pour l’ontogénèse du fœtus puis le nourrisson se construit en intra-subjectivité et en intersubjectivité, deux conditions du développement corporel, affectif, cognitif, personnel, culturel, relationnel qui sont construction est permise par le jeu des émotions et des compétences précoces eu égard au narcissisme secondaire désigne le retournement sur le moi de la libido, retirée de ses investissements objectaux et à la relation d’ la relation d’objet, le rôle de l’autre entraîne vers toujours plus d’indépendance, les besoins devenant de plus en plus individuels, précis, différenciés, en direction de la mère et du père puis concernant les éducateurs, la fratrie, les grands-parents, la parentèle, les semblables, l’autre sexe, l’étranger, les que le sujet se construit par identifications successives et par les dépassements logiques de ces identifications par les conséquences des séparations, en particulier sur le plan sont ces allers et retours entre narcissisme secondaire et relation d’objet, allers et retours entre soi et l’autre, qui permettent à la personne d’advenir petit à petit à l’ d’allers vers l’objet et de retours vers soi permet l’apprentissage de la séparation, condition sine qua non du développement de la personne susceptible de devenir pour autrui un autre digne de ce nom. Les motions pulsionnelles, donc, propres à satisfaire les besoins fondamentaux, entre autres à l’origine de la tendance à vouloir faire couple copuler, pour la sauvegarde de l’espèce, grâce aux juxtapositions des pulsions de vie p. sexuelles, p. d’autoconservation, p. du moi, ces motions doivent s’assouplir suffisamment pour se déplacer à l’intérieur du désir d’une personne pour une autre dans l’intra- et l’ doivent aussi pouvoir changer d’objet si l’autre du couple ne convient pas, de manière partielle ou radicale, de manière temporaire ou ces motions doivent s’adapter, plus qu’à l’autre, à son propre désir. C’est le jeu dialectique entre son propre désir et le désir de l’autre qui rendent le couple possible. Quelquefois ça ne marche pas et on s’obstine. Pourquoi ? Pour répéter une impossibilité ancienne et, ainsi, la neutraliser, pour comprendre cette impossibilité, et y remédier, la réparer ou bien encore pour la prendre en compte. L’excès comme confusion J’introduis le développement de l’excès contenu dans l’ambivalence fusionnelle par la description freudienne de l’affect originel en décrivant le cheminement de ses motions originelles qui donnent une idée du couple fusionnel Ces motions primitives doivent avoir suivi une longue voie de développement avant que leur mise en activité soit admise chez l’adulte. Elles sont inhibées, dirigées vers d’autres buts et d’autres domaines, elles entrent dans des fusions les unes avec les autres, changent leurs objets, se retournent en partie sur la personne propre. Des formations réactionnelles contre certaines pulsions donnent l’illusion d’une transformation de celles-ci quant au contenu, comme si l’égoïsme s’était fait altruisme et la cruauté compassion. Ce qui favorise ces formations réactionnelles, c’est que maintes motions pulsionnelles surviennent presque dès le début par couples d’opposés _ état de choses très remarquable, étranger au savoir populaire et que l’on a nommé l’ »ambivalence de sentiment . Ce qu’il y a de plus facile à observer et à maîtriser par l’entendement, c’est le fait qu’aimer avec force et haïr avec force se trouvent si fréquemment réunis chez la même personne. La psychanalyse ajoute à cela qu’il n’est pas rare que les deux motions de sentiment opposées prennent la même personne pour objet. »Sigmund Freud – Considérations actuelles sur la guerre et la mort Les conditions actuelles et archaïques de cette confusion dans le couple sont Idéalisation du partenaire, transfert parental, angoisse d’abandon ; narcissisme blessé, faible confiance en soi, mésestime de soi. La dépendance est tributaire d’une idéalisation, en bien ou en mal attribution de pouvoir, d’une réactualisation œdipienne un choix de partenaire par transfert, avec angoisse d’abandon la rupture est anticipée, voire provoquée.L’étiologie est celle d’un narcissisme blessé image de soi altérée, auquel succède une faible confiance en soi absence de construction en autonomie, à laquelle succède une mésestime de soi décalage entre un moi cohérent et trophique et un moi vacillant et dysphorique.Ainsi, à partir d’une période de trauma, le sujet va chercher l’inverse du parent traumatisant, le double du parent traumatisant, une partie de ce parent inverse ou double. Le couple, outre son rôle dans les toutes premières années de la vie de l’enfant, prend toute sa signification et son importance au moment de l’Œdipe, moment culminant de la différence des sexes, de la différence des générations, des interdits, de la nomination, c’est à dire au moment où l’enfant va devoir inventer son identité et trouver un sens à sa propre crise de l’Œdipe est d’ailleurs réactualisée à chaque épreuve rencontrée par la personne, adolescence, séparation, crise de couple lui ou ses parents, crise de milieu ou de fin de vie, crise des dizaines d’années.En cela, les crises sont des occasions de réorganisation de la personnalité, qui verront réapparaître les modalités des expériences et des états vécus de la personne fixés à la première crise œdipienne des cinq ans. Ce que je vous propose, c’est qu’à l’obligation de fusion, qui provient de la fusion infantile avec la mère, en évitant la confusion de la mésentente du couple, doit succéder la ne s’agit plus de former un avec l’autre, mais au contraire d’être ensemble en pleine indépendance des s’agit là non seulement de la responsabilité de la mère good-enough mother » mais aussi du père protecteur de la fusion-défusion du couple mère-enfant, et pont entre les deux, lesquels au passage doivent réaliser l’Œdipe pendant lequel la dialectique de l’amour – haine est d’actualité. Le rôle du père Le père est perçu d’emblée par le bébé comme un objet relationnel mis en évidence en psychologie du développement, un objet rôle est de relativiser, par le système dyadique, le duo formé par la mère et son bébé, tout en l’ effet, dès les premiers mois, l’enfant s’ajuste aux interactions qui se nouent entre le père et la mère, comme on le voit dans les échanges modalités d’attachement, de deux façons différentes, se font pour le bébé autant avec le père qu’avec la mère. Il est donc dès le début confronté à l’altérité, la tiercéité, faudrait-il père n’a pas seulement une fonction d’interdiction œdipienne et parce qu’il sert de fonction d’appui, de support – apte à approuver, à relativiser, à nuancer ambivalence – à la fonction maternelle, le père permet à la mère de s’investir dans sa préoccupation maternelle primaire. Il atténue les angoisses et les vicissitudes émotionnelles que suppose la relation fusionnelle mère-bébé. Il protège la relation entre les deux, et, par là, la confirme le narcissisme de la mère rendu précaire par l’expérience de la maternité et de ses transformations, comme, d’ailleurs, la mère doit veiller au narcissisme du père, soumis également à une réorganisation psychique très parce qu’il réunit la mère et le bébé. Il a pour fonction de faire se concilier la mère et le bébé en assurant les conditions du lien ainsi que sa propre importance. En ce sens il joue le rôle d’un passage, complexe, dont la fonction est à la fois de séparer et de réunir en même temps. Le passage paternel permet au nourrisson de procéder à des allers et retours entre la fusion et l’identité propre sans risquer de tomber dans le vide de l’ position des trois figures de la tiercéité est antérieure à celle du triangle œdipien et, cependant, elle le père protège donc le lien à la fois affectif et nourricier – selon les deux acceptions physiologique et affective – entre la mère et le bébé. Pour que la pulsion d’auto-conversation puisse s’exercer pour le bébé, il est nécessaire que le père protège ces moments par sa fonction de présence et de à la mère, au père et au bébé de communiquer tout en faisant en sorte qu’ils soient protégés des tensions externes et internes représente bien une partie du rôle du père, qui va au-delà de la représentation de la Loi symbolique et de la castration. Couple et dépendance affective Le père et la mère doivent conjointement assurer la possibilité pour le bébé de les discerner, de les identifier en tant que tels, mais aussi d’être confronté à un objet en soi, le couple. Le couple permet d’organiser chez le bébé le rapport à l’altérité, à la différenciation de ce qui est permis de ce qui est interdit, à la différenciation des sexes, à la différenciation des générations, à la différenciation des couple représente la Loi symbolique, représentante de l’ordre symbolique, lesquels ouvrent à la possibilité plus générale si importante pour le développement de l’enfant, de la symbolisation, c’est à dire d’abord aux langages et à l’ que tout cela soit possible, il est nécessaire que le parental et l’érotique soient bien distincts, et que le couple parental ne soit pas fusionnel, lorsque l’enfant paraît. Le couple qui pourrait être fusionnel doit donc conjointement s’accompagner de la relation de défusion, pour que les adultes laissent et observent l’enfant découvrir son territoire psychique, ceci afin que le narcissisme de l’enfant autorisant la confiance en soi et l’estime de soi puisse prendre toute sa place. Si le couple développe bien ses différences et ses solidarités, les fonctions maternelles et paternelles se retrouveront dans chaque individu, les parents ayant constitué une partie de cette enveloppe psychique dont parle Anzieu, pour fondement du jeu de la bisexualité Houzel parle de la combinaison, au sein de la personne, des qualités de solidité et de résistance de l’enveloppe au pôle paternel, et de ses qualités de réceptivité et de contenance au pôle maternel. Pour que l’Œdipe s’accomplisse, qui commence avant même la naissance de l’enfant, qui concerne l’Œdipe parental et la place des désirs inclus dans le désir d’enfant dans la vie de chacun des parents, la solution pour l’enfant est de faire couple avec chacun des deux parents selon des modalités comparables mais le paradis perdu est alors la grande question, constituer le phallus comme symbole de la place de l’enfant dans le couple, afin que puisse se développer un nouveau narcissisme, qui doit commencer à se diriger vers des ces objets vont-ils pouvoir correspondre à cette demande, c’est une deuxième grande des membres du couple parental formeront-ils avec l’enfant un couple, selon des modalités différentes, à des moments différents, dans des relations différentes, ou bien les stratégies relationnelles, interactionnelles, symboliques et fantasmatiques de l’enfant se heurteront-ils à un bloc inamovible et fermé ?Faute de le savoir d’emblée, l’enfant veut être le centre de l’attention des deux parents, positivement ou négativement. Si cela n’est pas possible, il va tenter de faire couple avec l’un des deux parents, quitte à exclure l’autre parent, et en risquant de perdre l’amour de ce parent. Au parent en question de revenir dans le jeu. Plusieurs solutions peuvent se jouer en même temps ou à des périodes qu’un divorce, qu’une séparation, que des disputes ont pour effet de faire advenir dans l’économie psychique de l’enfant ou de l’adolescent une intense d’un côté, si la stratégie de faire couple avec les deux parents marche trop bien, le couple est cela ne marche pas assez, c’est l’enfant qui est exclu. C’est le couple autre côté, si c’est la stratégie de faire couple avec l’un des deux parents qui marche trop bien, l’un des deux du couple se sent cela ne marche pas assez bien, c’est l’enfant qui est complet complexifie encore cette est donc nécessaire que le système œdipien soit contenu par un ensemble de limites instituées par les parents suffisamment et bien posées sur les interdits et les permissions, sur la différence des sexes et celle des générations, sur l’obligation des nominations, de façon que soit fondée la personnalité de l’enfant sur des bases saines et fondatrices, pour éviter la dégénérescence personnelle ou bien son hypertrophie. Christiane Joubert simplifie le couple ainsi Couple normalement névrosé liens d’alliance libidinauxCouple anaclitique liens établis sur la crainte de la perteCouple narcissique liens établis sur la fusion NB question subsidiaire – Qu’est ce que c’est que la détermination sexuelle ? Le sexe d’un individu peut être défini à trois niveaux qui correspondent à trois étapes chronologiques de la différenciation sexuelle. On défini tout d’abord le sexe génétique qui est déterminé à la fécondation et qui dépend de la nature des chromosomes sexuels. Le sexe gonadique c’est-à-dire la présence d’ovaires ou de testicules, il est déterminé pendant la vie fœtale et déterminé par la génétique. Enfin le sexe somatique qui s’établit pendant deux périodes différentes 1 – Vie fœtale et néonatale = apparition des caractères sexuels primaires = caractère sexuels indispensable à la reproduction mise en place du tractus génital, des organes génitaux externes et la mise en place d’élément du SNC 2 – Puberté = apparition des caractères sexuels secondaires qui ne sont pas indispensables à la conception d’un individu pilosité, glande mammaire, gravité de la voix, mise en place des dimorphismes sexuels En général il y a correspondance entre ces trois » sexes, la différentiation sexuelle est donc séquentielle, ordonnée et conséquente puisque tout dépend du sexe génétique dans les cas de l’individuation et de la différenciation. Nicolas Koreicho – Janvier 2014 – Institut Français de Psychanalyse 34RL1H3 Copyright Institut Français de Psychanalyse
On connaît la vie de Sudhir Kakar par le récit qu’il en a lui-même fait à différentes occasions, et notamment dans le livre autobiographique qu’il a publié en 2011, A book of memory, confessions and reflections. J’ai aussi recueilli des informations lors de l’entretien qu’il m’a accordé en décembre 2016 à Goa. Sudhir Kakar est né le 15 juillet 1938 à Nainital, une petite commune dans l’Himalaya, située dans l’état d’Uttaranchal qui est devenu l’état d'Uttarakhand en 2000. Il est issu d’une famille hindoue punjabie originaire de Lahore et appartenant à la caste des Khatris. Les Khatris, qui peuvent être hindous ou sikhs, se considèrent comme l’équivalent punjabi des Kshatriya, la caste guerrière, en dépit du fait que la majorité d’entre eux travaillent depuis l’époque moghole dans le secteur marchand. Son père, qui est magistrat, est régulièrement muté et Kakar grandit dans différentes villes comme Sargodha, Rohtak, Shimla et Jaipur. En 1955, après son second cycle, ses parents l’envoient faire des études d’ingénieur à Ahmedabad. Ces études ne l’attirent guère, mais Kakar obéit sans rechigner. L’idée que le choix d’une profession puisse revenir à l’individu plutôt qu’à sa famille ou que la jeune génération puisse se rebeller contre la génération des parents n’existe pas à cette époque en Inde. A Ahmedabad, Kakar vit chez une de ses tantes maternelles, Kamla Chowdhry, une femme qui a été veuve très tôt et qui vit la vie atypique d’une femme seule, évoluant dans les cercles intellectuels de la ville et connue pour être la maîtresse du célèbre physicien Vikram Sarabhai, père du programme spatial indien » et fondateur de l’Institut indien de management Indian Institute of Management d’Ahmedabad. C’est en vivant chez sa tante Kamla que Kakar découvre la philosophie occidentale et la psychologie, disciplines qui le passionnent immédiatement, contrairement à ses études d’ingénieur qui l’ennuient beaucoup. Il lit avidement Schopenhauer, Whitehead, Russel et Freud. Par le biais de la fréquentation de sa tante Kamla et des amis qui l’entourent, Kakar découvre la fascination pour le fait d’être un individu, d’être une personne qui n’a pas besoin de penser ou de se comporter uniquement comme un membre de sa famille ou de sa caste » Kakar 2011a 107. Dès lors, Kakar se sent très attiré par cet idéal d’indépendance qu’il associe au monde occidental. Son attrait pour la psychologie est indissociable de son désir confus de ne pas suivre le chemin que sa famille a tracé pour lui. Pour de nombreuses années, l’ homme psychologique », cet individu héroïque, suivant ses désirs et ses inclinations, échappant aux attentes sociales et aux attaches humaines » devient le modèle qui l’attire et le fascine Kakar 2011a 107. A la fin de ses études, Kakar avoue à son père ne pas aimer le métier d’ingénieur et lui demande de le laisser aller faire une licence à l’étranger dans une discipline qui lui plaît, comme la psychologie, l’anthropologie ou la philosophie. Son père refuse de le laisser changer d’orientation professionnelle, mais finit par le laisser aller suivre un master en ingénierie industrielle en Allemagne. En 1959, Kakar va donc vivre à Hambourg, où il fait l’expérience d’une liberté qu’il ne connaissait pas et découvre avec enthousiasme la vie étudiante allemande. Néanmoins, ses études d’ingénieur continuent de lui peser et ses doutes quant à son orientation professionnelle s’intensifient. La distance lui donne le courage de s’opposer franchement à son père et à sa famille. Il demande une fois encore, avec bien plus de force, à recommencer des études dans un domaine qui lui plaît. Son père, qui n’est aucunement prêt à céder à ce qu’il voit comme un caprice de jeunesse, propose toutefois à Kakar un compromis au lieu de poursuivre ses études en ingénierie industrielle, comme c’était prévu, il peut étudier le management industriel, une discipline qu’il juge à mi-chemin entre l’ingénierie et la philosophie. Sudhir Kakar obtempère et suit donc des études de management industriel et d’économie entre 1959 et 1964. Au printemps 1964, à vingt-cinq ans, il retourne en Inde après cinq ans passés en Allemagne. Ses parents pensent qu’ils vont enfin pouvoir lui faire obtenir un bon poste et le marier, mais Kakar se sent plus perdu que jamais. Engagé en tant que chargé de recherche au sein du département pour le management du développement agricole et rural de l’Institut indien de management, à Ahmedabad, il se voit confier la mission de recueillir des données sur les formes de leadership présentes dans les institutions rurales et voyage beaucoup dans les campagnes du Nord de l’Inde. Ses longs voyages lui laissent du temps pour essayer d’y voir plus clair en lui-même. Doit-il se ranger à l’avis de sa famille et trouver un bon poste d’ingénieur ou de professeur de management ? Ou lui faut-il prêter l’oreille à ses désirs un peu fous de devenir écrivain ou réalisateur ? Doit-il épouser l’une des jeunes filles sélectionnées par ses parents ? Ou doit-il partir à la recherche du grand amour, comme dans la littérature romantique dont il raffole ? Kakar est dans une grande confusion, dont il ne sait comment s’extraire. L’incompréhension de sa famille, peu disposée à tolérer ses hésitations plus longtemps, rend cette période encore plus douloureuse Kakar 2011a 152. C’est la rencontre du psychanalyste Erik Erikson qui va permettre au jeune Kakar de sortir de ce trouble intérieur. Erikson, qui est alors professeur de développement humain à l’université d’Harvard, passe quelques mois en 1964 à Ahmedabad pour travailler sur son livre consacré à Gandhi, publié en 1969 sous le titre La vérité de Gandhi les origines de la non violence. Il vit chez Kamla Chowdhry, la tante de Kakar, qui est alors directrice des recherches de l’Institut indien de management. Kakar, qui vit aussi chez sa tante, lui parle de ses interrogations quant à son avenir professionnel, et plus généralement quant au genre de vie qu’il veut avoir. Il se met à lire les livres du psychanalyste américain et découvre ses théories sur les différents stades du développement psychosocial et son concept de crise d’identité », qui semble tout d’un coup donner du sens au trouble intérieur qui l’habite Mes problèmes d’identité », bien que de durée peut-être excessive, faisaient partie d’une crise normative de l’adolescence et du jeune âge adulte, où mes talents personnels recherchaient, sans succès pour le moment, un milieu professionnel qui leur convienne. En outre, ma confusion identitaire n’était pas simplement personnelle mais s’inscrivait aussi dans la culture de ma communauté – au sens où cela reflétait la crise contemporaine dans le développement historique de la classe moyenne indienne, déchirée entre l’Orient et l’Occident, divisée entre des conceptions du monde européenne et indienne Kakar 2011a 159. Considérant qu’Erikson est le guru que [son] identité indienne recherchait » Kakar 2011a 60, Kakar décide qu’il veut devenir, comme lui, un psychanalyste et un écrivain. Bien qu’il n’ait aucun diplôme de psychologie, Erikson se montre encourageant, et lui assure que s’il parvient à avoir un doctorat dans les trois prochaines années, il fera de son mieux pour le prendre à Harvard comme assistant. Pour avoir un doctorat le plus rapidement possible, Kakar décide de poursuivre en économie, la discipline dans laquelle il a réalisé son master. En 1964, il part pour Vienne, où il fait une thèse sur le leadership dans les entreprises indiennes, utilisant pour cela les données qu’il a recueillies dans les campagnes du nord de l’Inde lors de l’enquête qu’il a réalisée pour l’Institut indien de management. Dans cette thèse, qui cherche à comprendre la façon dont les traits spécifiques de la culture indienne façonnent des formes particulières de leadership, il s’intéresse pour la première fois à la dimension culturelle des phénomènes sociaux. En 1966, Kakar, qui a rempli toutes les obligations de son doctorat et rendu sa thèse, devient l’un des six assistants d’Erikson à Harvard – avec, entre autres, le futur sociologue Richard Sennett. C’est à cette époque que Kakar, qui doit encadrer des étudiants de psychologie sans avoir jamais lui-même étudié cette discipline, se met à lire abondamment de la psychologie et de la psychanalyse. Cela fait deux ans qu’il a acquis le désir de devenir psychanalyste, mais ce désir n’est pas ancré dans une connaissance de la théorie analytique ou dans une expérience clinique personnelle. Ce qui motive avant tout son attirance pour la psychanalyse, c’est la personnalité d’Erikson, qui jouit sur le campus d’Harvard d’une très grande notoriété et que Kakar admire beaucoup depuis leur rencontre à Ahmedabad. En outre, les productions théoriques d’Erikson le séduisent spontanément, en ce qu’elles accordent une place importante à la question de l’identité et de la culture. Selon Erikson, les processus intrapsychiques ne suffisent pas à rendre compte du développement dans toute sa complexité, et il faut compléter la théorie du développement psychosexuel de Freud par une théorie du développement psychosocial. Influencée par l’école culturaliste américaine, qui s’attache à relier les caractéristiques psychologiques des individus aux expressions particulières des cultures dans lesquelles ils évoluent, son approche est portée par le souci d’intégrer l’environnement social, à la fois restreint le réseau des relations interpersonnelles et étendu la société et la culture. En cela, il prend une certaine distance avec la théorie freudienne, réticente à accorder une fonction inductive à l’environnement. Cette volonté de donner une dimension sociale, culturelle et historique à la psychanalyse résonne de façon particulièrement juste aux oreilles de Kakar. Ses séjours en Europe et aux Etats-Unis ont mis en branle chez lui de profonds questionnements sur sa propre identité, et sur la place qu’y prend son ancrage dans la culture indienne. La théorie d’Erikson lui fournit un outillage conceptuel pour se confronter à ces questions et ébaucher ce qui va constituer le projet intellectuel de toute sa vie, la formulation d’une psychologie culturelle indienne, ou plus précisément, la compréhension de la psychè et de la société en Inde au prisme de la pensée psychanalytique » Kakar 2011a 175. Kakar rentre en 1968 à Ahmedabad, où il enseigne à l’Institut indien de management. Il se marie la même année avec une jeune fille issue d’une grande famille commerçante de Bombay, après avoir longtemps lutté contre l’opposition de leurs familles respectives face à l’union d’une Bania gujaratie et d’un Khatri punjabi. Il garde le désir de devenir psychanalyste, sans savoir toutefois comment s’y prendre. Il aimerait intégrer une école de psychanalyse américaine mais n’est pas médecin, condition nécessaire aux Etats-Unis pour entreprendre la formation d’analyste. C’est une fois encore Erikson qui lui vient en aide. A sa demande en effet, le psychanalyste allemand Alexander Mitscherlich, alors directeur du Sigmund Freud Institute de Francfort, propose à Kakar de le prendre en formation. De 1971 à 1975, Kakar se forme au métier d’analyste à Francfort, en conduisant son analyse personnelle, en fréquentant assidûment le Sigmund Freud Institute et en participant de façon plus large à la vie intellectuelle de Francfort, où psychanalystes et spécialistes des sciences sociales travaillent en étroite collaboration. Depuis sa fondation en 1923, l’Institut de recherche sociale de Francfort est caractérisé par sa volonté d’articuler marxisme et psychanalyse dans l’élaboration d’une théorie critique. Pour les grands penseurs de cette tradition comme le philosophe et sociologue Max Horkheimer et le psychanalyste Erich Fromm, la psychanalyse est avant tout une science complémentaire, qui prolonge la critique marxiste de l’économie politique par une analyse de l’économie psychique. La psychanalyse fournit au marxisme une théorie de la subjectivité qui lui fait défaut. Chez un autre penseur de l’Ecole de Francfort, Théodor Adorno, la psychanalyse permet davantage d’éclairer l’irrationalité sociale, la négativité ou la déraison dans l’histoire, et s’avère ainsi un outil indispensable dans l’analyse de la personnalité autoritaire, du fascisme, du nationalisme ou du racisme. L’usage des concepts psychanalytiques pour un diagnostic critique de la société s’accompagne d’une critique de l’anhistoricité de la théorie psychanalytique. Les penseurs de l’Ecole de Francfort soutiennent que l’organisation psychique doit toujours être resituée socialement et historiquement. Ils sociologisent la psychanalyse, refusent le noyau biologique de la découverte freudienne et insistent sur l’importance de la culture26. C’est dans ce contexte intellectuel que Kakar effectue sa formation de psychanalyste. La fréquentation d’Erikson, qui fait de l’identité une construction psychosociale, l’a déjà amené à réfléchir à la place de l’environnement socio-culturel dans la psychè humaine. La fréquentation de la tradition francfortoise le conduit à poursuivre cette réflexion. Il commence dès lors à regarder d’un œil critique les traditions psychanalytiques – en particulier l’ego-psychology américaine – qui s’adossent à une conception très individualiste de l’homme et jugent que l’environnement socio- culturel n’a qu’une influence secondaire et superficielle sur la vie psychique des individus. Le projet intellectuel qui l’occupera toute sa vie peut être décrit comme une réfutation des thèses de cette psychanalyse individualiste, à partir d’une exploration de la psychè indienne et du rôle de la société dans l’élaboration de cette psychè. 26 Les façons précises d’articuler théorie freudienne et théorie de la société ont pu grandement varier et ont fait l’objet de vifs débats au sein des penseurs proches de l’Institut de recherche sociale de Francfort. Pour une analyse détaillée de ces débats, on peut se reporter à Genel 2016. Au-delà de ce contexte intellectuel, c’est l’analyse personnelle de Kakar qui le pousse à réfléchir sur le rôle de la culture dans la formation de la personnalité. Dès le début de son analyse avec Clemens de Boor, un psychanalyste spécialiste de la médecine psychosomatique, Kakar sent confusément qu’en bien des domaines, de Boor et lui-même ont du mal à se comprendre. Prenons les deux exemples sur lesquels il insiste dans son autobiographie. Tout d’abord, il se sent mal à l’aise devant l’attitude distante, voire froide, de Clemens de Boor. A ses yeux, la figure du psychanalyste incarne la personnification du vieux sage guidant avec bienveillance un disciple sincère et travailleur qui [a] abdiqué, au profit de son guru, toute responsabilité dans son propre bien-être » Kakar 2011a 200. Alors qu’à la même époque, c’est le potentiel subversif de la psychanalyse qui fait son attrait auprès de la jeunesse européenne et américaine, l’attirance de Kakar pour la psychanalyse tient beaucoup aux vertus de sagesse et de discernement qu’il associe avec la mise à jour des contenus inconscients. Ainsi Kakar conçoit spontanément sa relation avec son psychanalyste en la calquant sur le modèle relationnel maître / disciple. Kakar attend de son psychanalyste que, comme tout bon guru indien – et comme s’est en outre comporté Erikson avec lui –, il montre bienveillance, sollicitude et compassion, de façon bien plus manifeste que ne le font habituellement les psychanalystes européens. Il y a là un premier décalage culturel avec son psychanalyste. L’autre exemple sur lequel insiste Kakar pour illustrer les incompréhensions entre son psychanalyste et lui-même, c’est les relations intrafamiliales et la place accordée aux membres de sa famille élargie. Kakar remarque que de Boor a tendance à considérer les oncles, les tantes et les cousins qui ont eu une grande importance dans son enfance et dans sa vie comme des figures de second plan. Il a le sentiment d’avoir du mal à faire comprendre l’importance et la spécificité de chacune de ces relations. Le système de parenté qui prévaut en Inde du Nord, et dans la famille punjabie de Kakar, distingue nettement des relations qui sont confondues dans le système de parenté qui prévaut en Allemagne, et plus généralement en Europe. Tout d’abord, les relations matrilatérales et les relations patrilatérales sont clairement différenciées, à la fois dans la terminologie utilisée, dans les devoirs et les obligations qui accompagnent ces différentes relations, et plus généralement dans les représentations collectives qui les entourent. Ensuite, au sein du même côté de la famille celui du père ou celui de la mère, un même type formel de relation par exemple, neveu / oncle paternel se voit souvent redoubler d’un deuxième critère de distinction, l’âge et le rang dans la famille, critère qui à son tour entraîne une terminologie spécifique ainsi que des devoirs et des obligations différents. Ainsi, pour en rester au même exemple, les oncles paternels sont clairement distincts des oncles maternels. Au sein des oncles paternels, les oncles plus âgés que le père sont différenciés des oncles qui sont plus jeunes que lui. Les oncles maternels sont au contraire désignés par le même terme. Ainsi, là où l’on parle d’ oncle » en français – ou d’ Onkel » en allemand – le punjabi distingue le taya le frère aîné du père, le chacha le frère cadet du père, le phupher le mari de la sœur du père, le mama le frère de la mère et le masar le mari de la sœur de la mère. Chacun de ces termes indique une relation de parenté spécifique et convoque un imaginaire bien particulier. Par exemple, le taya est une personne que l’on respecte et que l’on craint quand on entretient une relation de camaraderie et de taquinerie avec son chacha et qu’on est gâté et choyé par son mama. Dans son analyse personnelle, Kakar convoque spontanément tout l’éventail de ces relations. Mais il s’aperçoit que Clemens de Boor, qui est peu au fait des spécificités du système de parenté qui prévaut en Inde du Nord, a tendance à ne voir dans ses différents oncles et ses différentes tantes que de simples figures parentales, lissant ainsi totalement les spécificités de chacune de ses relations. Kakar a le sentiment d’ un sérieux appauvrissement de [s]on monde
Sigmund Freud, le père de la et psychiatre autrichien d’origine juive, Sigmund Freud est le père de la psychanalyse. Ses théories ont souvent été controversées, mais Freud est sans aucun doute l’un des scientifiques qui aura le plus influencé la pensée de son jeunesseIl grandit en Autriche, à Vienne, où il fera des études universitaires brillantes, mais probablement pas en accord avec ses propres attentes. Attiré à une époque par un engagement politique, il a nourri tout au long de sa vie une ambition forte, mais conservera toujours une certaine distance avec le pouvoir. Le climat social et politique ne lui sera pas vraiment favorable. Il trouvera dans la médecine et plus particulièrement la micro - chirurgie réparatrice de la verge, de quoi comprendre une part de son évolution, et la nature des ses futures découvertes. Il deviendra en ce domaine un chirurgien reconnu et recherché, mais il finira par tourner le dos à cette spécialité pour se consacrer aux souffrances débuts dans la psychanalyseEn 1885, Freud obtient une bourse pour se rendre à Paris et suivre un stage à la Salpêtrière auprès du docteur Charcot, neurologue le plus reconnu de l’époque. C’est alors qu'il précise ses connaissances sur l’hystérie, pathologie très en vogue à l’époque et considérée jusqu'alors comme liée à l'utérus, et sur les traitements à base d’hypnose. Fort de cette expérience, il revient à Vienne après un passage par Berlin et ouvre son cabinet de consultation. C’est aussi à cette période qu’il se consacre à l’étude d’Anna O, jeune femme hystérique, en collaboration avec Joseph qu’il pratique la médecine nerveuse traditionnelle dans son cabinet, Freud décide, faute de résultats convaincants, de tenter la méthode de l’hypnose. C’est sur le désormais célèbre cas d’Anna O que Freud concrétise ses recherches et obtient des résultats concluants, publiés dans les Etudes sur l’hystérie en 1895. La découverte fondamentale est le lien entre les symptômes de la malade et ses souvenirs refoulés dont elle n’a pas conscience. En faisant revivre à la patiente ses souvenirs sous hypnose, les symptômes de la maladie s’atténuent. C’est ce que Freud appelle la catharsis, c’est-à-dire la purification. Toutefois, il doit faire face à l’hostilité du corps partir du cas d’Anna O, Freud va alors s’engager dans une nouvelle voie et mettre au point la psychanalyse. Sa méthode prend un nouveau tournant lorsqu’il abandonne l’hypnose pour la libre association, acceptant la demande d’une patiente connue sous le nom d’Elisabeth von R. Désormais, les patients s’expriment consciemment mais en ne pratiquant pas la censure habituelle dans le langage social et en se laissant guider par ce qui leur vient à l’ affecté par la mort de son père en 1896, décide de pratiquer une auto-analyse et se consacre parallèlement à l’interprétation de ses rêves. En parallèle, il fait des recherches sur la sexualité infantile, ce qui l’éloigne de son ami Joseph concept de transfert, c’est-à-dire de report de sentiments infantiles refoulés sur son entourage, sa théorie sur le complexe d’Œdipe ainsi que les phases de la sexualité chez l’enfant sont théorisés dans cette période faste. Avec les publications successives de "De l’interprétation des rêves" et de "Trois théories sur la sexualité", Freud met ainsi au point une véritable théorie qui lui vaut beaucoup de critiques parmi les médecins, mais qui aboutit aussi à une véritable école où l’on retrouve notamment Alfred Adler et Carl principaux conceptsSelon Freud, notre comportement est le résultat d’une équation savamment orchestrée entre trois instances distinctes Le Ça il s’agit de manifestations somatiques agressives, sexuelles ; aspect instinctif et animal. Si le Ça est inaccessible à la conscience, les symptômes de maladie psychique et les rêves permettent d’en avoir un aperçu. Le Ça obéit au principe de plaisir et recherche la satisfaction immédiate, c’est une sorte de marmite où bouillonnent tous nos désirs Moi il est en grande partie conscient, c'est le reflet de ce que nous sommes en société. Il cherche à éviter les tensions trop fortes du monde extérieur, à éviter les souffrances grâce notamment aux mécanismes de défense se trouvant dans la partie inconsciente de cette instance. Le Moi est l’entité qui rend la vie sociale possible. Il suit le principe de Surmoi il se constitue par différenciation du Moi. C’est une modification du Moi par intériorisation des forces répressives que l’individu a rencontré au cours de son développement. En cas de conflit avec le Moi, son activité se manifeste par le développement des émotions qui se rattachent à la conscience morale, principalement la culpabilité. Dans certaines névroses, ce sentiment peut rendre la vie intolérable. Le Surmoi se forme, entre autres, par l’identification de l’enfant aux parents idéalisés, normalement au parent du même thérories sur la sexualité infantileC'est en psychanalysant des malades adultes que Freud a découvert des événements traumatisants ou des difficultés relationnelles survenues lors des premières années de leur vie. Selon lui, toute la genèse de la personnalité s'explique en fonction du développement de la pulsion sexuelle, ou libido. Il fit scandale en son temps lorsqu'il parla de "sexualité infantile", dont voici les différents stades Le stade oral de la naissance à 12-18 mois, la zone érogène privilégiée du bébé est la bouche, notamment à travers l'action de l'allaitement. Il prend plaisir à téter le sein de sa mère. C'est le plaisir de manger et d'être stade anal l'enfant se focalise entre 18 mois et 3-4 ans sur la région rectale, le plaisir est généré par le fait de retenir les matières fécales rétention ou de les expulser défécation. C'est aussi à ce moment que l'enfant entre en opposition constante, ce qui a parfois donné à ce stade le nom de stade stade phallique Pour Freud, la structure de notre personnalité se crée par rapport au complexe d’Œdipe et à la fonction paternelle. Le complexe d’Œdipe intervient au moment du stade phallique. Cette période se termine par l’association de la recherche du plaisir à une personne extérieure, la mère. Le père devient alors rival et l’enfant craint d’être puni de son désir de la mère, par la castration par le père. L’enfant refoule donc ses désirs et alimente son Surmoi avec le concept de culpabilité et de pudeur entre travail sur les rêvesPour Freud, son travail sur les rêves est le plus important de tous. Ce sont des représentations de désirs refoulés dans l’inconscient par la censure interne le Surmoi. Les désirs se manifestent dans le rêve de manière moins réprimée qu'à l'état de veille. Le contenu manifeste du rêve est le résultat d'un travail intrapsychique qui vise à masquer le contenu latent, par exemple un désir oedipien. En cure de psychanalyse, le travail repose sur l'interprétation à partir du récit du rêve. Les associations du patient sur son rêve permettent de révéler son contenu travail du rêve repose sur quatre procédés Le rêve est condensé, car en une seule représentation seront concentrées plusieurs idées, plusieurs images, parfois des désirs rêve est décentré, le désir déformé sera fixé sur un autre objet que celui qu'il vise, ou sur de multiples objets jusqu'à l'éparpillement. Il y a un déplacement de l'accent rêve est une illustration du désir en ce qu'il ne l'exprime ni en mots ni en actes, mais en images. Ici joue le symbole la représentation substitutive de l'objet et du but du désir est parfois typique et d'usage le rêve est aussi le produit d'une activité également inconsciente, mais s'efforce de lui donner une apparence de vraisemblance, d'organisation, de logique interne. C'est l'élaboration principaux ouvragesLes principaux ouvrages de Freud qui ont marqué leur temps - Cinq leçons sur la psychanalyse 1904, par Sigmund Freud, Yves Le Lay, et Serge Jankélévitch - Payot 9 juin 2004.-Trois essais sur la théorie sexuelle 1905, par Sigmund Freud - Gallimard 28 septembre 1989.- Névrose, psychose et perversion, par Sigmund Freud - Presses Universitaires de France PUF, 12e éd 1 août 1999.- Sur le rêve, par Sigmund Feud - Gallimard 24 octobre 1990. -La naissance de la psychanalyse, par Sigmund Freud - Presses Universitaires de France PUF, janvier 1991.
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